Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 21:21




Jeudi 6 aout : Le Barbecue dèzorevoirs avec la famille finit nous avons enfin pu fignoler les préparatifs pour notre départ prévu tôt le lendemain matin. Horaire d'écluse oblige.

 Vendredi 7 aout : 05h00 : Le réveil sonne : Tous le monde sur le pont. Pour nous il est l'heure de larguer les amarres de ce sacré port de Marans qui a plus ou moins bien su porter son nom durant les travaux sur bers. Nos voisins de ponton Barbara et Christophe (que nous remercions chaleureusement au passage) nous accompagnent alors jusqu'à l'écluse de la sèvre niortaise. Eux, ne peuvent malheureusement pas encore prendre le large mais lorsqu'ils le feront ce sera pour quelques dizaines d'années... Une fois l'écluse passée, le soleil pointe le bout de son nez et c'est sous spi que nous passons le pont de l'île de ré à 07h00. Cela ne dure pas ; en effet les premières véritables 24h se font au près (non sans mal pour les équipiers...). La première nuit fait donc office d'une mise en jambe plutôt sévère. S'en suit alors deux jours (et nuit bien sûr) de traversée du golfe de Gascogne au portant dont la deuxième journée entièrement sous spi. Quelques dauphins au passages très brefs nous rappelle qu'entre ciel et mer vit une faune qu'il faut savoir mériter pour apprécier. La dernière nuit a nécessitée une plus grande vigilance du fait de la présence des pêcheurs espagnols qui occupaient les hauts-fonds de la cote nord espagnole.


 A 05h00, au dernier passage de quart entre Théo et Antoine, se découpaient les premières silhouettes de la côte dans le brume matinale. Une paisible matinée nous attendait avant notre arrivée au port de la Corogne (El Coruna). 3 jours et demi et environ 400 milles ont justifié un léger et rapide mal de terre. El coruna – étape 1: première prise de température avec la ville dans le bar habituel de l'équipage d'avel mor... La communication n'est pas très aisée pour les brillants germaniste Eloi et Théo ; Heureusement qu'Antoine et son Espagnol à tout cassé sont là pour nous dépatouiller de notre franglais (langue universel qui nous sert à chaque coin de rue...). Deuxième jour : Bricolage, achat d'un gros jambon (6kg), repos et voilà une journée déjà bien remplie. Quelques coups dans les bars « optionnels » seront les bienvenues pour pallier à la chaleur accablantes... Demain (12 aout) : achat de produits frais, quelques litres de gazole et nous voilà repartis pour d'autres aventures...




Prochain épisode : les açores dans une dizaine de jours...

Photo mystere :
was ist das?  qual es?**







une carte a gagner!! (la photo est pas a l'endroit)


** qu'est ce donc ?


Bonus :




Par theoeloiantoine
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 13:19
 

12 aout : départ de la corogne

Après un départ calme du fond de la baie abritée de la corogne, l'ambiance est montée progressivement pour finir en fin de soirée avec une mer très formée. Nous somme donc passé de Grand voile et génois lourd à 3 ris dans la grand voile et un dans le foc (qu'on a testé pour la première fois) pour éviter d'aller à plus de 8nds de moyenne. décidément on a une certaine veine pour les départs quelques peu agité... option pleine ouest retenue pour quitter la côte et ses haut fond au plus vite. Après une nuit à la hauteur d'une mer forte à très forte l'équipage est un peu fatigué à l'exception d'éloi qui 'en sort le mieux.... basique!

 

13 aout

vent mollissant, mer plus accueillante ou hospitalière, mais qd même encore pas mal de vent (3ris + foc) 20h15 : distance parcourue en 24h : alors? alors??? 142 Mn record du bateau non battu mais c'est quand même pas mal. les 100 premiers miles ont été parcourus en 14h (7nds de moyenne) ça envoie!!

 

14 aout

observation de baleines! (mise en scène phote de fauto...)


TO : "éloi ya une baleine!!!"

éloi sort de sa grotte (table à carte) (app. photo en main) : "où ça?? elle est grosse comment???"

TO : "comme le bateau. Là!! Mé là!!!"

bon en fait C T un rorqual commun solitaire d'environ 15m (ptêt 20) à seulement 15m du bateau... Pendant tout ça Antoine dormait (comme d'hab ...)

Par la suite (pas dans la minute mais les jours suivants) nous croiserons qlq groupes de ces cétacés mais à des distances avoisinant plutôt le kilomètre...

 

15 aout

Fête de la mer : quelques pétards (super démon) en l'air...

quelques oiseaux marins nous suivent toujours mais se font assez discret et approchent peu ; un petit oiseau terrestre au bec fin vraisemblablement perdu, fatigué et affamé se joint à notre bord une petite demi heure. après avoir visité le carré et la couchette triangle il nous fuit et y perd qlq plumes au passage. pauvre petit. Paix à son âme...

coté navigation, tirons des bords sous spi au grand largue pour rester dans la zone des vents moyens tout en gagnant dans le sud pour contourner l'anticyclone qui nous barre la route.

 

16 - 17 aout

Sorti des nuages toujours au portant, souvent sous spi nous traçons la route pénard dans les alizés portugais.

 

 

18 aout

11h00 plus de vent. bon yaka démarrer notre tacot : nickel au quart de tour...il tourne...10 secondes

le raffio posé au milieu de l'atlantique sur une mer d'huile, un soleil de plomb et la température qui va avec... bon ya pu ka bricoler

joints, filtres, durites, injecteurs ... : tout pu le gazole ça devrait marcher. Paf Paf Paf Tac Tac Tac Pof Pof Pooooof

joints, filtres, durites, injecteurs ... : tout pu le gazole enfin presque pourquoi ça marche pas???

Ah oui remontons ça comme ça... Paf Paf Paf Tac Tac Tac Pof Pof Pooooof Nan toujours pas

bon on ressaye une dernière fois avec la totale : start pilot, huile dans l'entrée d'air, décomp' relevé au début, accélérateur en main.

et Là comme par magie le moteur se "lance" doucement, notre commissure hésite encore à sourire...Non cette fois aucune ratée, le bicylindre prend vie et le doux (et pourtant simple) ronron suffit à installer une atmosphère euphorique dans tous le bateau désormais en bordel complet!!! sauf pour Antoine qui souffre tous ce qu'il peut : son dos est bloqué...

En fait le moteur a du se désamorcer en gasoil à cause d'une sous pression dans le réservoir. Mais un problème de joint est venu s'ajouter.

Heureusement qu'en surface d'une eau d'un bleu marine paradisiaque des dizaines de tortues font bonzettes comme nous en appréciant le ronron qui devra se faire familier pour sortir de cette première bulle anticyclonique venue des açores dans lequel nous nous sommes planté.

recentrage des chacras

Ajoutons à cela une petite centaine de dauphins, une chaise marsu en bout de tangon, une sérieuse attaque sur chorizo et jambon, un apéro pour le moteur, un second pour les moins de 600 Mn des açores et le soleil se couche paisiblement.

 



Bon les quart doivent recommencer mais il fait encore chaud!!! solution :


Dodo sur le pont pour Théo en attendant son quart.

 

Quart (Notez notre vitesse...)


19 aout

La météo prévisionnelle touche à sa fin, penchons nous alors sur les GO au RDV quotidien de 13h33

RIEN, strictement rien de notable. Une ambiance de CDI règne à notre bord... Ah si deux dauphins s'amusent rapidement sous l'étrave. un faou passe...


 

20 aout

Il serait peut être temps de penser à un atterrissage prochain : fruits et légumes appartiennent désormais au passé

Coucher de soleil remarquable (valable pour les jours précédents et pour les levers : jugez par vous même)


Météorites et nombreuses étoiles que l'on n'a pas l'habitude de voir dans nos contrés éclairées (la voie lactée plonge dans l'atlantique)!!!!

 

21 aout

13h30 : plus de vent, démarrage du moulin

le calcul est simple, 190 mn nous sépare du port le plus proche, il nous reste 40 l de gasoil, c'est à dire environ 160 à 2OO mn.

plus on se rapproche des acores (et de son anticyclone) et moins on aura de vent... c'est donc la m_____!

Il est temps d'arriver : le sommeil de chacun commence à dérailler (....) Attention les dégâts !! Nos rêves s'en mêlent...

Encore des dauphins, un a dû se prendre à notre leurre (aluminium de brownie) de ligne à thon. Notre gros hameçon était ouvert : le pauvre

 

22 aout

le vent est revenu dans la nuit, le spi s'impose donc pour faire face à notre pénurie de gasoil quasi imminente, enfin presque... il se maintient et nous croisons les doigts (et les bras) pour qu'il nous mène jusqu'à Horta au mieux.

À leur habitude quelques dauphins jouent à la proue du navire mais ceux-ci s'en lassent rapidement et nous quittent à la première occasion...

 

23 aout

entrée relativement calme dans l'arquipelago dos açores enfin sur la carte. Cette nuit nous apercevons les lueurs lointaines des phares de Sao Miguel. En début de nuit un long travers nous avance bien dans l'archipel près de Terceira sous laquelle le vent se refait capricieu.

 

24 aout

Eole et la houle de sa copine neptune se moque bien de nous et nos ambitions d'accostage en début de soirée se voient repoussées au milieu de la nuit. Pfff...


Nous tirons quelques bords infructueux entre Terceira, Sao Jorge et Santa Cuz puis décidons d'allumer le moulin en début de soirée pour abréger au plus vite l'attente de Guilem venu nous rejoindre quelques jours en avion.heureusement que les falaises de Sao Jorge sont là pour nous émerveiller (400m) :


 

25 aout

Vers 4h00 Horta pointe enfin le bout de son nez. Guilem qui dormait dans un champ de canne à sucre nous retrouve enfin. Un léger mal de terre s'est fait ressentir après ces quelques 13 jours de mer. Un petit ver célébrant l'arrivée suffit à rétablir un équilibre encore précaire. Le ''lendemain'' une douche dégraissante et une bonne bière fraîche ont fait revivre 3 marins.

 

quelques photos gratuites juste pour vous précisez un peu plus les moultes difficultés que nous rencontrons au jour le jour... :


photo mystère : quel bon aliment mange le père soulez???

dsl pour les problèmes de mise en page.


La suite dans le prochain épisode : Escales et mouillages paradisiaques dans l'archipel des açores

Par theoeloiantoine
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 15:23
visite rapide de la corogne de nuit. Nous y restons 3 nuits et aprécions son ambiance chaleureuse...

voila notre pot le jambon qui nous fournira de la viande "fraiche" durant la nav' pour les açores

place de la mairie ou hotel de ville bref place du ralliment local...

vue de derrière

La coragne, ville possédant une forte histoire ne sait plus ou caché ses rigolos de passage...

ahhh, les antilles, sa végétations, ses antillais et son Rhum...
Par theoeloiantoine
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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 12:06
Par theoeloiantoine
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /Sep /2009 17:42
 

Arrivé à horta nous finîmes par nous coucher après que guilhem nous ait retrouvé.

Après une courte nuit, nous décidâmes de nous atteler au rangement du bateau, qui après 13 jours de mer avait un petit peu pris l'humidité. Mais le climat local n'était point avec nous, une bruine et une chaleur intense faisant avoisiner les 100% d'humidité. Du coup rien ne seiche vraiment dans notre yacht. Qu'a cela ne tienne, allons manger dans un bar...

Le rangement et les lessives s'étalèrent jusqu'au lendemain midi (mercredi 26 aout). Puis nous décidâmes de laisser sécher notre linge sous cette bruine et de partir en exploration dans les terres.

Sorti de la ville de Horta notre pouce nous permis d'accéder a des vitesses que nous n'avions pas connus depuis notre départ de France! Bien assis à l'arrière d'un pickup nous partions à la découverte de cette contrée. A l'extrémité ouest de l'ile, quel fut pas notre surprise de découvrir un paysage vierge de végétation. Avions nous été suffisamment vite pour déjà avoir atteint la lune??

Certainement pas mais cela y ressemblait étrangement. Nous étions en fait arrivé sur le cratère de Capelinhos, que nous escaladâmes ardemment. Mais nous primes vite conscience que nos 13 jours de mer n'avait fait qu'empirer la faiblesse de notre musculature! Nous arrivâmes donc, non sans mal, au centre de ce cratère encore fumant! Pour la petite histoire ce dernier s'est formé lors de l'éruption de 1957, il n'y a donc pas si longtemps! Voici quelques croquis qui nous esquissâmes pour nos études topographiques de lieux :

 

Le lendemain, ayant pu constater qu'ici le pouce ne fait pas de miracle, et qu'a quatre il nous difficile de rentrer dans une chariotte. Nous conclûmes qu'il était plus opportun de louer une de ces chariotte a moteur comme on en trouve sur ces îles. Nos misérables écu ne nous permîmes pas d'obtenir un de ces « Pickup » , nous partîmes donc en camping dans une misérable Opel Astra. Dès les clefs en mains le coffre charger de nos menus affaires de bivouaque, nous nous dirigeâmes vers le point culminant de cette île de Faial : le cratère de Caldeira. C'est le plus important de l'ile, il culmine à quelques 1043m d'altitudes et fait tout de même 2 km de diamètre. Sa dernière éruption date des années 1850, et il est aujourd'hui considéré comme éteint. Arrivé en haut, non sans mal pour la voiture, et non sans quelques détours, nous décidâmes d'en faire le tour. En effet descendre au fond du cratère nous parus vite excessif à cause des 500m de falaise qu'il est nécessaire de descendre. Grand bien nous a pris car le tour nous permis de contempler des paysages de toute beauté dont voici quelques cliché :

En fin de journée nous redescendîmes sur l'autre versant de Caldeira afin de découvrir une autre partie de l'île et d'y installer notre bivouaque. Après une baignade dans les rochers qui borde Ponta da Eira, nous passâmes près d'une de ces cahute qui offre cette spécialité internationale qu'est le cheeseburger con Batata. Les indigènes particulièrement accueillant (e) qui nous servîmes à boire et à manger nous proposèrent même de nous installer sur le terrain qui bordait la cahute. Aussitôt dit aussitôt fait, nous installâmes notre tente, et nous partîmes manger notre cassoulet importer depuis notre pays natale.

 

Nous repartîmes le lendemain à l'aube (10h) pour finir notre tour de l'île et rendre notre chariotte avant midi. Nous pûmes ainsi contempler de large point de vue et la végétation luxuriante. Nous finîmes la journée par le trio sieste-plage-bar. Où nous allâmes au célèbre St Peter's bar (café des sport).

 

Nous partîmes le lendemain matin pour Lajes do Pico sur l'île d'en face (Pico). Après qu'Antoine eut fini le dessin sur la digue. Mais ceci vous sera compté dans un autre épisode de notre épopée fantastique.

 

 

Photo mistere : Où est charlie-Théo?

 

 

NB : Les bonus arriveront losque nous aurons 15 commentaire valble... ;-)

Par theoeloiantoine
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