12 aout : départ de
la corogne
Après un départ calme du fond de la baie abritée de la corogne, l'ambiance est montée progressivement pour finir
en fin de soirée avec une mer très formée. Nous somme donc passé de Grand voile et génois lourd à 3 ris dans la grand voile et un dans le foc (qu'on a testé pour la première fois) pour éviter
d'aller à plus de 8nds de moyenne. décidément on a une certaine veine pour les départs quelques peu agité... option pleine ouest retenue pour quitter la côte et ses haut fond au plus vite. Après
une nuit à la hauteur d'une mer forte à très forte l'équipage est un peu fatigué à l'exception d'éloi qui 'en sort le mieux.... basique!
13 aout
vent mollissant, mer plus accueillante ou hospitalière, mais qd même encore pas mal de vent (3ris + foc) 20h15 :
distance parcourue en 24h : alors? alors??? 142 Mn record du bateau non battu mais c'est quand même pas mal. les 100 premiers miles ont été parcourus en 14h (7nds de moyenne) ça
envoie!!
14 aout
observation de baleines! (mise en scène phote de fauto...)
TO : "éloi ya une baleine!!!"
éloi sort de sa grotte (table à carte) (app. photo en main) : "où ça?? elle est grosse comment???"
TO : "comme le bateau. Là!! Mé là!!!"
bon en fait C T un rorqual commun solitaire d'environ 15m (ptêt 20) à seulement 15m du bateau... Pendant tout ça
Antoine dormait (comme d'hab ...)
Par la suite (pas dans la minute mais les jours suivants) nous croiserons qlq groupes de ces cétacés mais à des
distances avoisinant plutôt le kilomètre...
15 aout
Fête de la mer : quelques pétards (super démon) en l'air...
quelques oiseaux marins nous suivent toujours mais se font assez discret et approchent peu ; un petit oiseau
terrestre au bec fin vraisemblablement perdu, fatigué et affamé se joint à notre bord une petite demi heure. après avoir visité le carré et la couchette triangle il nous fuit et y perd qlq plumes
au passage. pauvre petit. Paix à son âme...
coté navigation, tirons des bords sous spi au grand largue pour rester dans la zone des vents moyens tout en
gagnant dans le sud pour contourner l'anticyclone qui nous barre la route.
16 - 17 aout
Sorti des nuages toujours au portant, souvent sous spi nous traçons la route pénard dans les alizés
portugais.
18 aout
11h00 plus de vent. bon yaka démarrer notre tacot : nickel au quart de tour...il tourne...10
secondes
le raffio posé au milieu de l'atlantique sur une mer d'huile, un soleil de plomb et la température qui va avec...
bon ya pu ka bricoler
joints, filtres, durites, injecteurs ... : tout pu le gazole ça devrait marcher. Paf Paf Paf Tac Tac Tac Pof Pof
Pooooof
joints, filtres, durites, injecteurs ... : tout pu le gazole enfin presque pourquoi ça marche pas???
Ah oui remontons ça comme ça... Paf Paf Paf Tac Tac Tac Pof Pof Pooooof Nan toujours pas
bon on ressaye une dernière fois avec la totale : start pilot, huile dans l'entrée d'air, décomp' relevé au début,
accélérateur en main.
et Là comme par magie le moteur se "lance" doucement, notre commissure hésite encore à sourire...Non cette fois
aucune ratée, le bicylindre prend vie et le doux (et pourtant simple) ronron suffit à installer une atmosphère euphorique dans tous le bateau désormais en bordel complet!!! sauf pour Antoine qui
souffre tous ce qu'il peut : son dos est bloqué...
En fait le moteur a du se désamorcer en gasoil à cause d'une sous pression dans le réservoir. Mais un problème de
joint est venu s'ajouter.
Heureusement qu'en surface d'une eau d'un bleu marine paradisiaque des dizaines de tortues font bonzettes comme
nous en appréciant le ronron qui devra se faire familier pour sortir de cette première bulle anticyclonique venue des açores dans lequel nous nous sommes planté.
recentrage des chacras
Ajoutons à cela une petite centaine de dauphins, une chaise marsu en bout de tangon, une sérieuse attaque sur
chorizo et jambon, un apéro pour le moteur, un second pour les moins de 600 Mn des açores et le soleil se couche paisiblement.
Bon les quart doivent recommencer mais il fait encore chaud!!! solution :
Dodo sur le pont pour Théo en attendant son quart.
Quart (Notez notre vitesse...)
19 aout
La météo prévisionnelle touche à sa fin, penchons nous alors sur les GO au RDV quotidien de 13h33
RIEN, strictement rien de notable. Une ambiance de CDI règne à notre bord... Ah si deux dauphins s'amusent
rapidement sous l'étrave. un faou passe...
20 aout
Il serait peut être temps de penser à un atterrissage prochain : fruits et légumes appartiennent désormais au
passé
Coucher de soleil remarquable (valable pour les jours précédents et pour les levers : jugez par vous
même)
Météorites et nombreuses étoiles que l'on n'a pas l'habitude de voir dans nos contrés éclairées (la voie lactée
plonge dans l'atlantique)!!!!
21 aout
13h30 : plus de vent, démarrage du moulin
le calcul est simple, 190 mn nous sépare du port le plus proche, il nous reste 40 l de gasoil, c'est à dire
environ 160 à 2OO mn.
plus on se rapproche des acores (et de son anticyclone) et moins on aura de vent... c'est donc la
m_____!
Il est temps d'arriver : le sommeil de chacun commence à dérailler (....) Attention les dégâts !! Nos rêves s'en
mêlent...
Encore des dauphins, un a dû se prendre à notre leurre (aluminium de brownie) de ligne à thon. Notre gros hameçon
était ouvert : le pauvre
22 aout
le vent est revenu dans la nuit, le spi s'impose donc pour faire face à notre pénurie de gasoil quasi imminente,
enfin presque... il se maintient et nous croisons les doigts (et les bras) pour qu'il nous mène jusqu'à Horta au mieux.
À leur habitude quelques dauphins jouent à la proue du navire mais ceux-ci s'en lassent rapidement et nous
quittent à la première occasion...
23 aout
entrée relativement calme dans l'arquipelago dos açores enfin sur la carte. Cette nuit nous apercevons les lueurs
lointaines des phares de Sao Miguel. En début de nuit un long travers nous avance bien dans l'archipel près de Terceira sous laquelle le vent se refait capricieu.
24 aout
Eole et la houle de sa copine neptune se moque bien de nous et nos ambitions d'accostage en début de soirée se
voient repoussées au milieu de la nuit. Pfff...
Nous tirons quelques bords infructueux entre Terceira, Sao Jorge et Santa Cuz puis décidons d'allumer le moulin en
début de soirée pour abréger au plus vite l'attente de Guilem venu nous rejoindre quelques jours en avion.heureusement que les falaises de Sao Jorge sont là pour nous émerveiller (400m)
:
25 aout
Vers 4h00 Horta pointe enfin le bout de son nez. Guilem qui dormait dans un champ de canne à sucre nous retrouve
enfin. Un léger mal de terre s'est fait ressentir après ces quelques 13 jours de mer. Un petit ver célébrant l'arrivée suffit à rétablir un équilibre encore précaire. Le ''lendemain'' une douche
dégraissante et une bonne bière fraîche ont fait revivre 3 marins.
quelques photos gratuites juste pour vous précisez un peu plus les moultes difficultés que nous rencontrons au
jour le jour... :
photo mystère : quel bon aliment mange le père soulez???
dsl pour les problèmes de mise en page.
La suite dans le prochain épisode : Escales et mouillages paradisiaques dans l'archipel des açores
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